Invité d’honneur 2026
MuMa – Le Havre

Musée d’art moderne André Malraux

Chefs-d’œuvre de papier du MuMa, au Salon du dessin

Le musée d’art moderne André Malraux du Havre (MuMa), inauguré en 1961 dans un bâtiment résolument moderne conçu par des élèves d’Auguste Perret, s’est construit grâce à une longue histoire de générosité.

Depuis 1845, date de la fondation du premier musée des Beaux-Arts, ses collections n’ont cessé de s’enrichir grâce aux dons d’artistes, de familles et de collectionneurs havrais. Le musée possède ainsi l’un des plus importants fonds publics d’Eugène Boudin, constitué dès 1900 par le don du frère de l’artiste et aujourd’hui porté à 350 œuvres. Les legs de Charles-Auguste Marande en 1936, d’Émilienne Dufy en 1963 et les donations d’Hélène Senn-Foulds en 2004 et 2009 ont consolidé son statut de référence nationale en matière d’impressionnisme et de fauvisme.

Lieu de diffusion artistique ouvert à tous, le MuMa accueille chaque année plus de 100 000 visiteurs et développe une programmation vivante qui associe expositions, spectacles et activités pédagogiques destinées à un large public.

Armand Guillaumin, Sur le bateau, étude de personnages, 1867, MuMa, Le Havre

Armand Guillaumin
Sur le bateau, étude de personnages
1867
Pastel sur papier vergé
32 x 40,5 cm
MuMa, Le Havre, inv. 2004.3.119.
Collection Olivier Senn.
Donation Hélène Senn-Foulds, 2004

Invité d’honneur du Salon du dessin 2026, le musée présente trente-six pièces parmi un ensemble de plus d’un millier de feuilles.

Parmi les dessins anciens – dont certains furent révélés au public lors du cinquantenaire du MuMa en 2011 – se distinguent quelques feuilles d’une qualité remarquable.

On y admire notamment une Académie d’Homme de Pierre-Paul Prud’hon, contemporain de Jacques-Louis David et que l’on surnommait le « Corrège français », ainsi qu’un dessin préparatoire pour l’immense toile Les Romains de la décadence de Thomas Couture, œuvre maîtresse qui accueille aujourd’hui les visiteurs du musée d’Orsay après avoir été présentée au Salon de 1847. Très proche de la composition finale, ce dessin s’attarde sur la précision des visages, tandis que corps et draperies ne sont qu’esquissés d’un trait léger.

 

La liberté du dessin du XIXe siècle

Le dessin du XIXᵉ siècle séduit ici par la liberté du trait et la force expressive et la fraîcheur des couleurs. Une sélection d’œuvres impressionnistes, nabis, symbolistes et fauves – abondamment représentées dans les collections – met en lumière les aquarelles aériennes d’Eugène Boudin, les pastels de Degas, Sisley, Pissarro, Guillaumin ou encore les dessins d’Henri-Edmond Cross. Pour évoquer la fin du siècle, plusieurs nocturnes à la gouache de Jean-Francis Auburtin, offerts en 2006 par Francine et Michel Quentin, déploient leur atmosphère silencieuse. Deux grandes feuilles illustrent quant à elles l’art académique ou de style « pompier », dont Le Repos du modèle d’Alexandre Chantron, œuvre singulière présentée à de nombreuses reprises dans les salons de province, avant son acquisition par le musée en 1894.

 

L’effervescence créative du XXe siècle

Enfin, pour évoquer l’effervescence créative du XXᵉ siècle, des œuvres de Paul Jouve et de Jean Dupas incarnent l’élégance de l’Art déco, tandis que Raoul Dufy baigne ses toiles d’un bleu vibrant, véritable « lumière-couleur » née des rivages normands. Les compositions chromatiques de Léon Gischia et Sonia Delaunay-Terk prolongent ce parcours sensible, qui s’achève sur trois gouaches abstraites des années 1950 de Jean-Michel Coulon offertes tout récemment au musée par sa fille Aline Stalla-Bourdillon.

Ainsi se dessine un ensemble rare par sa richesse et son éclectisme, témoin de près de deux siècles de passion pour l’art du dessin.

  • Commissariat général : Géraldine Lefebvre, directrice conservatrice.
  • Commissariat scientifique : Clémence Poivet-Ducroix et Michaël Debris, attachés de conservation.
  • Régie des œuvres : Laurène Marin, Hector Buscemi et Essaid Amzil.
  • Atelier de restauration : Agnès Gaudu-Majstorovic, restauratrice arts graphiques.

Thomas Couture
Etude pour le groupe central « Les Romains de la décadence » (détail)
Vers 1847, Crayon noir et craie blanche sur papier vélin, 41 x 53,5 cm, MuMa, Le Havre, inv. AD35

 

MuMa-Le Havre :
l’une des plus importantes collections impressionnistes de France

 

Ancré au Havre, ville qui a vu naître ou grandir des artistes tels Monet, Dubuffet, Friesz, Dufy et Braque, le MuMa, inauguré en 1961 par André Malraux, est réputé pour ses collections de la fin du XIXe et du XXe siècle (œuvres impressionnistes et fauves, fonds d’atelier de Boudin, legs de Marande).

La récente donation, par Hélène Senn-Foulds, de la collection rassemblée par son grand-père Olivier Senn au début du XXe siècle, fait du MuMa l’une des plus importantes collections impressionnistes de France.

Le musée présente aujourd’hui au plus grand nombre, des œuvres de Renoir, Pissarro, Sisley, Degas ou encore Courbet et Corot.

Edgar Degas, Après le bain, femme s'essuyant, Circa 1884-1886 , Pastel sur papier velin, 40,5 x 32 cm, MuMa, Le Havre, inv. 2004.3.106. Collection Olivier Senn. Donation Hélène Senn-Foulds, 2004

Edgar Degas
Après le bain, femme s’essuyant
Circa 1884-1886
Pastel sur papier velin
40,5 x  32 cm
MuMa, Le Havre, inv. 2004.3.106.
Collection Olivier Senn.
Donation Hélène Senn-Foulds, 2004

Constituées à partir de 1845,
les collections historiques du MuMa-Le Havre
se sont enrichies grâce à l’extraordinaire générosité de donateurs.

 

Ainsi le MuMa possède-t-il l’une des plus importantes collections d’œuvres d’Eugène Boudin réunies dans une institution publique, grâce au don par son frère en 1900, du fonds d’atelier de l’artiste (plus de 200 pièces).

Léguée en 1936, la collection de Charles-Auguste Marande, négociant en coton et grand amateur d’art, est venue constituer le socle historique du fonds impressionniste et fauve, enrichie en 1963 par le legs de Raoul Dufy (70 œuvres).

Enfin, en 2004 l’extraordinaire donation Senn-Foulds est venue hisser le MuMa au rang de première collection impressionniste française, hors Paris. Ses  collections comptent: 3 700  œuvres dont : 1 600 peintures,170 sculptures, 1 600 œuvres graphiques, 200 photographies et nouveaux médias, et 130 œuvres d’art décoratif ou textile.

Raoul Dufy, Vue du Havre à l’arc-en-ciel (détail) 1935 Aquarelle sur papier 57 x 124,3 cm MuMa, Le Havre, inv. 63.8.1. Legs Eugénie Brisson

Raoul Dufy
Vue du Havre à l’arc-en-ciel (détail)
1935
Aquarelle sur papier
57 x 124,3 cm
MuMa, Le Havre, inv. 63.8.1. Legs Eugénie Brisson

 

100 000 à 140 000 visiteurs par an au MuMa-Le Havre

 

Chaque année, selon le rythme des expositions, le musée reçoit entre 100 000 et 140 000 visiteurs dont environ 15 % d’étrangers et 12 000 enfants.

Egalement lieu de rencontres et de discussions, le musée accueille le grand public autour d’une programmation culturelle alliant musique, danse, théâtre et une offre pédagogique très riche développée autour de visites, ateliers de pratique artistique pour adultes et enfants, projets multiples avec les écoles, les centres de loisirs et les publics spécifiques.

MuMa-Le Havre : logo

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