Décortiqués
Leçons d’anatomie dans les collections dijonnaises
Musée des Beaux-Arts de Dijon
- Du 4 décembre 2026 au 29 mars 2027
- Palais des ducs et des États de Bourgogne,
- Place de la Sainte Chapelle, 21000 Dijon
- musees.dijon.fr
Sur la thématique du corps, cette exposition temporaire inaugure un cycle destiné à rendre visibles les collections du cabinet des arts graphiques du Musée des Beaux-Arts de Dijon, riche d’environ 14 000 dessins et plus de 100 000 estampes
Lumière sur le dessin
du corps humain
Depuis la Renaissance, l’étude du corps est au cœur de la formation artistique : d’après l’Antique, d’après les écorchés et d’après le modèle vivant.
L’exposition met en lumière ces trois exercices fondateurs de la formation artistique et suit l’évolution des canons, du corps idéalisé aux approches plus réaliste, interrogeant la manière dont la figure humaine traverse l’histoire de la figuration.
Près de 200 dessins et estampes
pour la plupart inédits
L’exposition révèle près de deux cents dessins et estampes du cabinet des arts graphiques musée des Beaux-Arts de Dijon.
Du XVIe au XXe siècle et pour la plupart inédits, ils sont présentés, en regard de sculptures.
Cette sélection est enrichie de prêts d’institutions dijonnaises : des traités d’anatomie de la Bibliothèque municipale, des modèles anatomiques de l’Université de Bourgogne et des dessins d’étude de l’École nationale des Beaux-Arts de Dijon.
La vision contemporaine qui ébranle la figuration sera présente grâce aux œuvres prêtées par le FRAC Bourgogne et aux collections de particuliers.
Autour de Luca Cambiaso
(Moneglia, 1527 – Madrid, 1585)
Diane se défendant contre un satyre
Encre brune
Inv. DG 566
Un parcours en trois temps
Trois grandes sections présentent les trois fondements de la formation académique des artistes.
Tout au long du parcours de l’exposition, de nombreux dessins issus du fonds de l’École de dessin de Dijon – créée en 1766 par François Devosges – éclaireront la réalité de l’enseignement du dessin au XVIIIe siècle
D’après l’antique
Au XVIIIe siècle, les écoles de dessin se diffusent en province sur le modèle de l’Académie royale.
Elles rassemblent copies, moulages et surmoulages d’antiques italiens, qui deviennent des références pour des générations d’artistes.
Les canons grecs et romains, étudiés jusque dans leurs proportions, nourrissent l’apprentissage et le débat sur le « bon goût », renforcé par le retour à l’antique à la fin du siècle.
Bénigne Gagneraux
(Dijon, 1756 – Florence, 1795)
Torse du Laocoon
Fusain et sanguine
Inv. ES 46
© Musée des Beaux-Arts de Dijon/François Jay
Études anatomiques
De la Renaissance au XXe siècle, l’anatomie est un pilier de la formation artistique.
D’abord rendues possibles par la dissection, les études s’appuient sur des modèles gravés ou sculptés d’« écorchés » diffusés dans les écoles de dessin.
L’observation du squelette, des muscles et des articulations révèle ce que la peau dissimule et aide à comprendre formes, proportions et mouvement, entre art et science.
Jacques-Fabien Gautier d’Agoty
(Marseille, 1710 – Paris, 1781)
Homme écorché de face
Peinture à l’huile sur toile
1765
Inv. 2005-0-85
© Musée des Beaux-Arts de Dijon/François Jay
Le modèle vivant
Dès le XVIIIe siècle, les écoles d’art se multiplient en France et forment artistes comme artisans. Le dessin devient un outil de développement culturel et économique.
L’étude du modèle vivant, étape finale de la formation, reste longtemps réservée à une minorité destinée aux Beaux-Arts et interdite aux femmes.
Le nu masculin sert de référence aux compositions, d’abord inspirées de l’Antique, puis plus libres.
Anton Raphaël Mengs
(Aussig, 1728 – Rome, 1779)
Académie d’homme de dos
Pierre noire et craie blanche
Inv. AGSN 177
Commissariat
Myriam Fèvre, responsable des arts graphiques, musées de Dijon.
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